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Moi...
J’ai découvert pour la première fois ma passion pour la poterie en tant qu’étudiant en arts plastiques au collège. Aussitôt le collège terminé, je me suis pressé de revenir à mes souches, à la paix et à la simplicité de la vie rurale de la Vallée des l’Outaouais, où je savais que je pourrais établir plus facilement mon atelier de poterie. Seulement quelques années plus tard, j’étais fier d'être le premier et l’unique propriétaire d’atelier de poterie à Campbell’s Bay.
Peu de temps après avoir aménagé mon atelier, j’ai commencé à étudier les anciennes techniques de fabrication de poterie en expérimentant avec les argiles locales et naturelles. Aujourd’hui, je suis fier de dire que j'ai su me distinguer en tant que l’unique potier dans la région qui se spécialise dans la faïence locale. Avec cette spécialisation, j’ai créé une poterie qui est locale et unique, et qui attire des collectionneurs de partout dans le monde.
Ce qui était pour devenir l'esprit derrière ma poterie et ma création et venu lors de la progression et de l'amélioration de mon travail. La découverte de mon style et de mon concept est survenue lorsque j'ai "trébuché" sur les anciennes techniques celtiques de poterie. C’est en étudiant cette poterie que j’ai été apporté à découvrir leur société ancienne, le christianisme celtique et (non intentionnellement) la découverte de la sagesse druidique. À vrai dire, c’est la simplicité de leur sagesse ancienne qui m'a intensément inspiré. En me plongeant dans cette nouvelle perspective, j’ai été obligé de rediriger mes pensées derrière ce qui était pour devenir l’Atelier du Druide. À partir de ce nouveau point de départ, j’ai reforgé une nouvelle identité et une nouvelle manière de m’exprimer à travers ma créativité et mon art. J’étais non seulement devenu un potier, mais aussi un druide contemporain.
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Être druide, c'est quoi?
Ma propre définition d’un druide contemporain c’est une personne qui s’inspire des mythes, du savoir et de la sagesse celtique. C’est aussi une personne qui est fortement enracinée avec les esprits de la nature et qui travaille directement avec les esprits des ancêtres. Dans mon druidisme, la nature est une œuvre sacrée, une sainte évangile en elle-même. En autres mots, la nature est devenue pour moi une sorte de deuxième bible. Je la considère comme étant absolument sacrée car elle représente exceptionnellement pour moi l’expression pure de la divinité de Dieu.
En ce qui me concerne, j'ai commencé ma voie druidique, il y a plusieurs années, avec l’Ordre des Druides Réformistes de l'Amérique du Nord. Officiellement, je suis reconnu avec eux comme étant un druide du deuxième ordre. Mais depuis, mes pratiques druidiques sont allées de néo-païennes aux pratiques celto-chrétiennes. Donc depuis que j'ai commencé, mon parcours druidique a profondément changé et il va sûrement continuer à se métamorphoser. Les résultats de ces changements ont indéniablement changé mes pratiques... elles sont actuellement enrichies par un mariage de plusieurs coutumes spirituelles. Mais essentiellement, mes pratiques sont devenues une sorte de tapisserie qui relie ma foi chrétienne à mes pratiques druidiques. Au sein de ma communauté rurale et de ma famille, je suis un druide qui pratique seul et je suis très discret avec mon druidisme.
La marche solitaire n'est pas rare chez les druides. En étant un druide solitaire, cela me permet de célébrer des festivals communs aux autres druides et d'inclure des aspects plus personnels, surtout en ce qui concerne mes pratiques druido-chrétiennes. J'assiste également à des services religieux dans une église chrétienne.
Quant à mes cérémonies, elles sont occasionnelles et très simples, habituellement effectuées dehors à mon autel dans ma cour arrière, ou dans un endroit isolé dans la forêt. Cette forme de druidisme est très libre et très expérimentale. Pour moi, le druidisme est un art méditatif et une grande quête qui ne s'achèvera jamais.

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